Quelques nouvelles
Bon, les lecteurs du blog s’en sont apercus. Pas facile de mettre en ligne notre journal de route depuis la province d’Haïti. On profite de notre passage éclair en République Dominicaine pour mettre quelques photos et vidéos en ligne. Le reste et les explications sur la suite de notre périple viendront à notre retour francais.
VIDEO. A l'heure de la récré
400 enfants de familles modestes viennent ici chaque jour. Le coût de l’inscription, ajouté à celui pour l’achat de costumes et de chaussures obligatoires, est prohibitif pour beaucoup de familles.
A l’école communautaire de Cité L’Eternel, 400 enfants vont à l’école. Le directeur, un jeune homme très sympa, est très fier de nous expliquer le rôle de son école dans la relative tranquillité du bidonville.
Cité L’Eternel vue du Ciel. On remarque l’urbanisme, un peu moins dense que dans certains bidonvilles. http://minilien.fr/a0j8fw
A Cité L’Eternel, l’un des fondateurs de ce bidonville, Jean Dimanche, nous donne une bonne leçon d’optimisme sur l’avenir d’Haïti. Tout est question de regard.
Comme une nuée de petits Haitiens...
Pour ceux qui ont vu cette photo, son histoire est assez amusante.
Le lieu : une église au milieu du marché de la Croix des Bossales (voir ici).
Le jour et l’heure : dimanche 11h, juste avant la sortie de la messe.
Température : 30 degrés.
Nous sommes en reportage au Marché de la Croix des Bossales, tout en bas de la ville. Les allées sont bondées et l’atmosphère étouffante. Non par la répétition des “hey you” et autres “blan” qui rythme notre parcours sur le marché… mais bien davantage étouffante par la densité de la foule et la poussière.
Plantée au milieu du marché, l’église est un havre de calme et de fraîcheur. C’est l’heure de la messe. On essaye de rentrer incognito. Peine perdue, au bout de quelques, ce sont des dizaines d’yeux d’enfants qui nous fixent au fond de l’église. Discrétion assurée !
Fin de la messe. On sort rapidement pour faire quelques photos de la sortie. Mais c’était sans prévoir la vague d’enfants qui se jettent sur les deux “blan” et leurs appareils photos. La suite ici :
Le responsable - très sympa – du Cité L’Eternel raconte comment il s’est débarrassé (définitivement !) d’un gang. A écouter bientôt.
Reportage à Cité L’Eternel. Un bidonville “modèle” : pas trop de violence ni fatra (ordures), de l’eau potable et une Mutuelle de santé.
Galette d'argile : quelques explications
Une petite mise à jour concernant notre photo des galettes de boue publiée hier. Effectivement, comme l’a indiqué Claire une lectrice de ce blog, cette photo mérite une explication.
Non, tous les Haïtiens ne mangent pas de la boue !
Ces galettes étaient traditionnellement consommées par les femmes enceintes, en raison de prétendus bienfaits (notons que l’ingestion - mesurée - de l’argile a toujours été utilisée dans les médecines traditionnelles). La recette : la pâte est réalisée avec de la terre argileuse tamisée. Puis on ajoute bien souvent du beurre et du sel avant de les rouler et les faire sécher au soleil.
La crise alimentaire et la flambée des matières premières a eu pour conséquence de voir se multiplier sur les marchés ces galettes d’argile. Pour les Haïtiens les plus pauvres, cette consommation est ainsi devenue quotidienne, avec les effets secondaires qu’on imagine. C’est ainsi que l’effet loupe grossissante des médias a transformé les Haïtiens en « mangeurs de terre ».
Après la Star’ac au réveil, notre voisin est à l’heure des chants de Noël : petit papa Noël et Meunier tu dors.
PHOTO. Un laveur de voiture. Venus des campagnes accrochés à des bus, souvent orphelins, ces “kokorats”, ces enfants des rues font la manche ou survivent de petits boulots.
PHOTO. Les tristement célèbres galettes de boue, devenues une sorte de caricature de l’image médiatique que renvoie le pays (misère totale).
Pour voir en vue aérienne le marché de la Croix des Bossales dans Google Maps, c’est ici. http://minilien.fr/a0j4qr
PHOTO (QUIZZ). Question : quelles circonstances accompagnent la prise de vue de cette photo ? Réponse dans quelques heures.

